Le lendemain matin, le groupe se rassembla à l’entrée du village.
Glad croisa les bras.
— Donc… c’est ici que nos routes se séparent, hein ?
Mark sourit.
— Ouais. Franchement, c’était une sacrée aventure.
Nime hocha la tête.
— On se reverra s?rement un de ces jours. Tant que vous restez aventuriers.
Glad regarda Jin avec un air pensif.
— Mais ce qui m’a le plus surpris… c’est que tu n’aies pas voulu qu’on remonte la vouivre et ses petits à la guilde.
— Oui, confirma Nime. ?a m’a vraiment étonnée.
Un jours plus t?t — avant la fête
— Alors, on fait quoi pour la vouivre ? demanda Glad.
Le poison va finir par se dissiper dans la mine. On pourrait récupérer les corps et toucher une belle récompense.
Sir acquies?a.
— Ce ne serait pas illogique.
Jin resta silencieux.
— Quoi ? s’étonna Mark. T’inquiète pas, on partagera équitablement.
— Ce n’est pas pour l’or… répondit Jin.
Il inspira profondément, puis s’agenouilla.
— S’il vous pla?t.
Ne la remettez pas à la guilde.
Enterrez-la… elle et ses petits.
(Qu’est-ce qui m’arrive ? pensa-t-il. Ne me dis pas que Flora m’influence…)
Line fron?a les sourcils.
— Jin… ce sont des monstres.
— Je le sais.
Mais à la fin du combat… si elle l’avait voulu, avec la force qu’il lui restait, elle aurait pu tous nous tuer.
Au lieu de ?a, elle a rassemblé ses enfants.
Un silence s’installa.
— à cet instant-là, continua Jin, je me suis demandé… qui étaient vraiment les monstres.
Si nous n’étions jamais venus, rien ne prouve qu’elle aurait attaqué le village.
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Si elle l’avait voulu, elle l’aurait fait depuis longtemps.
Il releva la tête.
— Pendant le combat, à chaque fois qu’un petit mourait… on pouvait voir la douleur d’une mère.
Après ce qu’elle a subi en captivité… peut-être que c’est pour ?a qu’elle attaquait.
Sir plissa les yeux.
— Tu as réfléchi à tout ?a ?
— Oui. J’ai même fait des recherches.
Les femelles vouivres sont moins agressives que les males.
Alors… s’il vous pla?t. Ne la ramenez pas à la guilde.
Flora s’avan?a et s’agenouilla à son tour.
— Moi aussi, je vous en prie.
— Pourquoi ? demanda Jin, surpris.
— Disons que… je comprends.
Après tout, moi aussi je suis pas mieux que lui
Boze.
Vel s’approcha.
— Je suis du même avis. S’il vous pla?t.
— …Et puis bon, ajouta Line. Moi aussi.
Sir soupira longuement, puis échangea un regard avec Glad.
— Vous êtes sérieux…
Très bien. Enterrez-les.
Mais ne le regrettez pas.
— Merci, répondit Jin simplement.
Retour au présent
— jin Et dire que seuls Vel et avions creusé, .
— En fait, partenaire, intervint Gram,
une vouivre royale, c’est l’équivalent de 250 pièces d’or.
Avec ses petits, on montait à 1 000 pièces.
à partager, ?a faisait…
— 166 pièces chacun si on compte Nime, termina Jin en riant.
Ha ha ha.
Bon, je vais les déterrer. Laisse passer.
— T’es vraiment un sacré phénomène, dit Glad.
Tu vas presque me manquer.
— Ne mens pas, sourit Nime. Je sais qu’il va te manquer.
— C’était un plaisir, conclut Mark.
On repart pour Puela.
J’espère qu’on se reverra un jour.
Le groupe des Réalisateurs d’Exploits reprenaient leur route.
— Vel… t’es s?r de ton choix ? demanda Flora.
La nuit précédente — après la fête
— J’aimerais venir avec vous, dit Vel à Jin.
— T’es s?r ? Et Sir ? Et la forge ?
— Je te l’ai expliqué.
Mon rêve, c’est de voyager à travers le monde, d’aider les gens…
comme Sir et Marcel l’ont fait.
S’il te pla?t.
— Je ne suis pas contre.
Mais je vais demander à Flora avant.
Présent
— ?a m’a surprise, admit Flora.
Mais si tu le veux vraiment… tu peux venir.
— Alors, on se met en route ? demanda Vel.
— Tu veux rien dire à Sir ? demanda Jin.
— Gram n’a pas tort, ajouta l’épée.
On ne sait pas ce qui va se passer.
Vous pourriez ne plus jamais vous revoir.
— T’es trop dramatique, soupira Jin.
— Pour une fois, l’épée qui parle a raison, dit Line.
Vel hocha la tête et s’avan?a vers Sir.
— Tu veux vraiment partir ? demanda ce dernier.
Dire que tu allais devenir un sacré forgeron…
— Je te serai toujours reconnaissant de m’avoir sauvé ce jour-là.
Toi et Marcel.
Tu m’as élevé comme ton fils.
Mais je me sentais coupable…
à cause de moi, tu avais arrêté l’aventure.
Je te voyais regarder tes équipements…
Je me disais que si tu n’avais plus à t’occuper de moi, tu pourrais repartir.
Sir éclata de rire.
— T’as vraiment une sacrée imagination.
C’est donc ?a qui te tracassait ?
Il secoua la tête.
— Désolé de te décevoir, mais c’est faux.
Si je regarde mes vieux équipements, c’est juste pour me rappeler à quel point j’avais la classe.
— Sacré Sir, murmura Séléné.
— J’aimais l’aventure, reprit Sir.
Mais j’avais décidé d’arrêter.
J’avais promis à mon père de devenir forgeron.
Alors je suis revenu ici.
Marcel m’a accompagné…
Mais je regrette Si on était arrivés un peu plus t?t, peut-être quon aurait p? sauver les gens de t'on village—
— vel Non. Arrête.
Je ne peux que te remercier.
Grace à toi, je suis vivant.
Sir lui lan?a un petit marteau qu’il venait de fabriquer.
— Promets-moi une chose.
Ne meurs pas.
Et si un jour tu as le temps… reviens nous voir.
Les larmes montèrent.
— Allez, pars. Et ne reviens pas trop vite.
— Tel père, tel fils, soupira Séléné.
Vous êtes vraiment nuls pour montrer vos émotions.
Vel se retourna.
— Merci, Séléné.
Merci Malo, Mergrik… merci à tout le village.
Il pleurait sans retenue.
— On y va, dit-il à Jin.
— T’es s?r de toi ?
— Oui. Je ne regrette pas.
Je te promets que je reviendrai.
Et je raconterai mes exploits.
Alors en attendant… reste en vie.
— Merci… papa.
— Allez, va-t’en. Et reviens pas .
Jin soupira.
— Faut savoir ce que tu veux, sérieux.

